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JO-2008: des écrivains demandent la libération de confrères détenus en Chine

mardi 11 décembre

Salman Rushdie, le 29 novembre 2007 à Budapest
© AFP - Balint Porneczi


Plusieurs
auteurs, dont Salman Rushdie, ont demandé à la
Chine de libérer quarante écrivains et
journalistes emprisonnés dans le pays, expliquant que
leur détention pourrait embarrasser Pékin s'ils
n'étaient pas relâchés avant les jeux Olympiques.

Ces auteurs ont envoyé lundi une lettre au
président chinois Hu Jintao demandant la
libération de tous les écrivains et journalistes
emprisonnés avant les JO-2008.

"Quarante de nos collègues sont en prison en Chine,
alors qu'il ne devraient pas y être, a
déclaré à la presse Salman Rushdie afin
d'attirer l'attention sur cette démarche. Cela
embarrassera la Chine si l'un d'entre eux est encore
détenu avant le début des Jeux en août. Il
n'y a qu'un seul bon nombre: zéro."

Cette lettre fait partie d'une campagne lancée par PEN,
un groupe international d'écrivains soutenant la
liberté d'expression, afin de pousser la Chine à
libérer les auteurs emprisonnés, a indiqué
PEN dans un communiqué.

Margaret Atwood, écrivain canadienne et
vice-présidente du PEN, a souligné que la Chine
hypothéquait les chances de succès des jeux
Olympiques en emprisonnant des écrivains.

"Espérons que la Chine ne gâchera pas ses jeux
Olympiques en gardant en prison 40 écrivains juste
parce qu'ils ont exercé leur droit à la
liberté d'expression", a-t-elle expliqué.

Selon le PEN, sa lettre contenait les noms de 40 journalistes
et écrivains emprisonnés "pour avoir
exercé leur droit à parler et écrire
librement, comme le garantissent les lois internationale et chinoise".

L'Organisation non gouvernementale Reporters sans
frontière avait jugé lundi que la Chine était
"la plus grande prison du monde pour les
journalistes", précisant que 33 journalistes et 49
cyber-dissidents étaient actuellement détenus dans
le pays.

Les dirigeants chinois nient emprisonner des écrivains
et des journalistes pour avoir exprimé leur opinion, un
droit qui, disent-ils, est garanti par la constitution du pays.

La Chine a également indiqué avoir levé les
restrictions empêchant aux journalistes étrangers
de venir réaliser des interviews dans le pays avant les JO-2008.

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