Le Festival du film de Marrakech s'ouvre vendredi avec Di Caprio en vedette

Leonardo Di Caprio durant le tournage de "Body of Lies" à Rabat le 4 octobre 2007
© AFP - Abdelhak Senna
Le
septième festival du film de Marrakech, qui s'ouvre
vendredi avec en vedette l'acteur américain Leonardo di
Caprio, mettra l'accent sur le nouveau cinéma d'Europe
de l'Est et d'Asie.
"Pour être reconnu comme un vrai événement
dédié au cinéma, un Festival a besoin d'abord
d'un contenu cinéphilique solide. Cette année, le
FIFM rassemble des films, des cinéastes et des artistes
pointus", a expliqué à l'agence marocaine Map
la directrice du festival, la française Melita Toscan
Du Plantier.
Quatorze films sont en compétition représentant
l'Estonie, la République tchèque, la Russie, la
Finlande, la Serbie ainsi que les Pays-Bas, l'Algérie,
le Japon, le Maroc, les Philippines, la Chine, les
Etats-Unis, le Mexique et la Corée du Sud.
Cette "fête du cinéma", au cours de
laquelle seront projetés jusqu'au 15 décembre 110
films représentant 23 nationalités débutera
par le film britannique "Elisabeth: L'âge
d'or", du réalisateur Shekhar Kapur.
Il s'agit de la suite d'"Elisabeth", qu'il avait
réalisé en 1998, et le metteur en scène a
rappelé l'actice australienne Cate Blanchett pour jouer
le rôle principal dans ce film présenté hors compétition.

Milos Forman le 16 juillet 2007 à New York
© AFP/Getty Images/Archives - Andrew H. Walker
Le
président du jury est Milos Forman, né en
Tchécoslovaquie où il a tourné trois films
avant de s'installer aux Etats-Unis où il a obtenu deux
Oscars du meilleur réalisateur pour "Amadeus"
et "Vol au-dessus d'un nid de coucou".
Il sera entouré des cinéastes marocain Hamid
Bennani, russe Pavel Lounguine, français Claude Miller
et britannique Shekhar Kapur, de l'acteur britannique John
Hurt et des actrices française Aïssa Maïga,
américaine Parker Posey et espagnole Aitana Sanchez-Gijon.
Un hommage particulier sera rendu à Leonardo di Caprio,
qui tourne actuellement au Maroc un film sur la guerre en
Irak, sous la direction de Ridley Scott, avec Russel Crowe.
Le Festival saluera aussi les réalisateurs marocain
Mustapha Derkaoui, japonais Aoyama Shinji et américain
Abel Ferrara. Il s'inclinera à la mémoire de trois
figures du cinéma disparues cette année: les
metteurs en scène italien et suédois Michelangelo
Antonioni et Ingmar Bergman, et le producteur tunisien Ahmed
Baha Attia.
Pour souffler sur les cent bougies du cinéma
égyptien, le Festival projettera une quarantaine de
films de 1937 à aujourd'hui. Un panorama du cinéma
marocain sera également présenté. Comme
chaque année, plusieurs films seront projetés sur
la célèbre place Jemaâ el Fna de Marrakech.

Martin Scorsese le 2 décembre 2007 à Washington
© AFP/Getty Images - Nancy Ostertag
L'une des
personnalités les plus fidèles du Festival, le
metteur en scène américain Martin Scorsese,
donnera le 8 décembre une "Leçon de
cinéma", animée par le critique français
Michel Ciment.
Par ailleurs, un séminaire sur le marché du film
aura lieu samedi et dimanche en marge du Festival.
Organisé par l'Union européenne, il regroupera les
représentants de nombreuses structures professionnelles
du Nord et du Sud de la Méditerranée et sera
dédié à la distribution, aux salles et au
public dans 10 pays du pourtour méditerranéen.
Il fera un état des lieux par marché, et
évoquera aussi l'action du programme "Euromed
Audiovisuel II", en faveur de la diffusion et de
l'exploitation des films en salle.
Sur le millier de salles qui accueillaient au bas mot
soixante millions de personnes dans les années 1970, il
n'en reste plus que 90 dans les cinq pays d'Afrique du nord,
fréquentés par moins de quatre millions de
spectateurs par an.
En 2006, le grand prix du sixième Festival international
du film de Marrakech, l'Etoile d'or, avait été
décerné au film allemand "Der rote Kakadu"
(Le perroquet rouge) réalisé par Dominik Graf. Le
jury était présidé par Roman Polanski.
